Agora débats/jeunesses 74, 2016

Le droit des jeunes
Première édition

Coordination éditoriale de Marie Dumollard, Léa Lima

Qu'est-ce qu’un jeune pour le droit, pour ceux qui l’élaborent ou ceux qui l’appliquent ? Comment le droit et ses acteurs construisent-ils les catégories de jeunes ? Quel sens celles-ci prennent-elles alors pour les jeunes eux-mêmes dans leurs trajectoires individuelles ? Lire la suite

Qu'est-ce qu’un jeune pour le droit, pour ceux qui l’élaborent ou ceux qui l’appliquent ? Comment le droit et ses acteurs construisent-ils les catégories de jeunes ? Quel sens celles-ci prennent-elles alors pour les jeunes eux-mêmes dans leurs trajectoires individuelles ? Ce dossier montre que la dichotomie entre un droit des mineurs et un droit des majeurs ne suffit pas à rendre compte des multiples catégorisations et définitions de la jeunesse qui traversent les législations dans différents domaines juridiques (droit social, droit pénal, droit des étrangers, etc.).

À travers plusieurs approches disciplinaires, le dossier s’intéresse aux liens entre normes juridiques et âge social. Il souligne combien « l’âge légal » est source d’interprétations et d’appropriations multiples par tous les acteurs du droit, les jeunes y compris, et ne prend forme et sens que dans des contextes sociaux déterminés.


Livre broché - 17,00 €

Spécifications


Éditeur
Presses de Sciences Po
Coordination éditoriale de
Marie Dumollard, Léa Lima,
Avec
,
Revue
Agora débats/jeunesses
ISSN
12685666
Langue
français
Code publique Onix
06 Professionnel et académique
Crédit
Presses de Sciences Po
Date de première publication du titre
01 novembre 2016
Type d'ouvrage
Numéro de revue

Livre broché


Details de produit
1
Date de publication
09 juin 2020
ISBN-13
9782724625400
Contenu du produit
Text (eye-readable)
Ampleur
Pages chiffres romains : 368
Code interne
9782724625400
Format
13,8 x 21 cm
Poids
440 grammes
ONIX XML
Version 2.1, Version 3

Google Livres Aperçu


Sommaire


Introduction  

I – LA CAUSE DES PAUVRES DOMINÉE (1945-1955) 

Chapitre 1 – Combattre la misère par l'extension du salariat  
Le triomphe de la cause des salariés dans l’espace politique  
Le soutien communiste à la Sécurité sociale  
L’affaiblissement de la droite à la Libération  
La cause des salariés au coeur de l’État  
Un système compréhensif au service des travailleurs  
Une administration sociale attractive  
Une élite administrative éloignée du pouvoir économique et politique  
Le maintien des politiques assistantielles aux marges du salariat  
L’institutionnalisation de la division entre assistance et assurance 
L’absence d’une couverture du risque chômage 
L’absence du logement dans la définition de la protection sociale  
La protection sociale des travailleurs migrants : une double exception  

Chapitre 2 – L’assistance sociale délégitimée par la Sécurité sociale mais toujours indispensable 
Centralisation et redéfinition de l’assistance  

La création de l’Uniopss  
Les réformes de l’assistance de 1953-1955  
Un secteur social privé important  
Un monde des oeuvres sans autonomie politique  
Les oeuvres au service du mouvement ouvrier  
Les oeuvres catholiques locales  
Le Secours catholique, une oeuvre moderne mais hostile à la politique  
Une dénonciation catholique sociale de la misère du monde  
Les formes de dénonciation de la misère du monde dans l’espace médiatique  
L’abbé Pierre et « l’insurrection de la bonté »  
Joseph Wresinski et le mouvement ATD Quart Monde  

II – LA CAUSE DES PAUVRES S’AUTONOMISE (1955-1968)

Chapitre 3 – La découverte d’une pauvreté persistante au sein de la société d’abondance  
Les exclus de l’amélioration de la protection sociale  
Un nouveau système incomplet d’assurance-chômage  
Le développement du logement social et ses insuffisances  
Les découvreurs de la persistance de la pauvreté dans les pays riches  
L’exemple américain  
Le PCF et la thèse de la paupérisation de la classe ouvrière   
La nébuleuse centriste et les réserves sur le productivisme  
Les dimensions culturelles et symboliques de la pauvreté selon ATD  
La morphologie sociale du bidonville de Noisy-le-Grand  
La culture de la pauvreté  
Lutter contre la stigmatisation institutionnelle  

Chapitre 4 – De la charité à la mobilisation politique : le cas exemplaire d’ATD Quart Monde  
Aide à toute détresse : « rééduquer la charité »  
L’incertaine légitimité de la présence d’ATD au camp de Noisy-le-Grand  
Une invention : le volontariat de longue durée  
Le recrutement d’alliés influents  
Poursuivre après la résorption des bidonvilles  
L’investissement de la science et de la formation  
L’invention du temporaire durable  
Vers un mouvement politique  

III – LA CAUSE DES PAUVRES S’INSTITUTIONNALISE (1968-1984) 

Chapitre 5 – Redéploiements au coeur de l’État social  
L’étatisation de la gestion de la Sécurité sociale  
L’échec de la « démocratie économique »  
La croissance du rôle de l’État dans la gestion de la Sécurité sociale 
Les recompositions de la haute administration  
Des nouveaux arrivants formés à l’économie, « science royale »  
Le déclin du ministère du Travail  
Le lenoirisme : un bastion administratif social à l’heure de la réduction des « charges sociales »  
René Lenoir : un défenseur de la « prévention » confronté aux débuts du « New Public Management » 
Un petit monde de hauts fonctionnaires du social sous l’emprise du contrôle des dépenses  
L’interdépendance entre hauts fonctionnaires du social et associations sanitaires et sociales  

Chapitre 6 – Fragilisation du consensus politique et intellectuel sur l’assurance sociale  
Un « âge d’or » ambigu pour le salariat  
Les progrès de la condition salariale  
Le déclin des risques sociaux traditionnels  
Le choc de la crise et l’apparition de la précarité salariale  
Les débats politiques sur la protection sociale  
La conversion de la droite française au monétarisme : dualiser la protection sociale  
La gauche et la protection sociale au cours des années 1970  
Le gouvernement socialiste du keynésianisme à la désinflation compétitive  
Les intellectuels à la recherche d’un nouveau peuple  
Du compagnon de route à l’intellectuel spécifique  
La « deuxième gauche intellectuelle » contre l’Union de la gauche  

Chapitre 7 – Légitimation et institutionnalisation des associations de la lutte contre la pauvreté  
L’émergence d’un nouveau groupe socioprofessionnel favorable à la cause des pauvres : les travailleurs sociaux  
Les réformes de l’action sociale et du travail social des années 1970  
L’incomplète autonomie professionnelle des travailleurs sociaux  
Une parole collective monopolisée par les employeurs associatifs  
L’affirmation de la légitimité des associations à mettre en oeuvre des pans de politique publique  
La légitimation internationale et ses paradoxes  
La légitimation « gestionnaire » et ses paradoxes  
La légitimation citoyenne et ses paradoxes 

IV – LA PAUVRETÉ ET L’EXCLUSION DEVIENNENT UN PROBLÈME PUBLIC (DE 1984 À NOS JOURS)  

Chapitre 8 – L’exclusion : de la genèse difficile d’une catégorie à son succès comme problème public 
L’administration de l’action sociale en quête d’une expertise 
« Les Exclus » de René Lenoir : un plaidoyer pour la Direction de l’action sociale  
Une statistique publique réfractaire  
Les efforts de la DAS pour obtenir des données scientifiques sur l’exclusion 
« L’exclusion » : une science sans savants légitimes 
Résistances des sciences sociales « établies » aux problématiques de la recherche contractuelle  
La nouvelle recherche sociologique et l’exclusion  
Les paradoxes de la recherche contractuelle sur le social  
Les associations s’emparent de la catégorie d’« exclus »  
Les prudences initiales d’ATD face aux incitations de l’administration sociale  
L’exclusion selon ATD : une opportunité  
L’exclusion : une question qui compte en politique, de 1986 à 2007

Chapitre 9 – La cause des pauvres a-t‑elle échappé à ses premiers avocats ?  
La politique française de lutte contre l’exclusion limite la pauvreté sans l’éradiquer  
Évolution des chiffres de la pauvreté en France depuis la création du RMI en 1988  
Réduction de la couverture contre le chômage 
La lutte contre l’exclusion : une politique qui ne doit pas coûter cher  
Croissance du mal-logement  
Le déclin du « bastion social » créé par René Lenoir  
Les redéploiements des hauts fonctionnaires du social vers l’expertise et le contrôle  
Martin Hirsch et l’institutionnalisation du précariat assisté  
Des associations de lutte contre la pauvreté désenchantées ?  
Les ressorts politiques de l’engagement des dirigeants des grandes associations caritatives  
Les ressorts techniciens et managériaux de l’engagement  
Les ressorts générationnels d’un engagement  
L’insertion contre la charité médiatique 

Chapitre 10 – Une minorité devenue majoritaire ?
Comment l’exclusion structure les représentations des classes populaires aujourd’hui  
La cause des pauvres se diffuse dans l’espace des mobilisations pour les classes populaires  
Conversions syndicales à la lutte contre l’exclusion  
Le système assistantiel comme point de fuite des mouvements protestataires  
La consécration scientifique et intellectuelle d’une vision des classes populaires  
Le déclin de l’influence intellectuelle de la sociologie  
L’« econometric turn » du champ des sciences sociales  
L’institutionnalisation du savoir associatif : un contre-feu efficace ?  

Conclusion

Bibliographie sélective

Remerciements