La résistance aux génocides

La résistance aux génocides

De la pluralité des actes de sauvetage

Retrouvez toute l'actualité de la recherche sur les violences de masse sur le site : www.massviolence.org

 

Quand la haine et la peur gagnent un pays, que la guerre et le massacre se propagent, il est toujours quelques hommes et quelques femmes qui ne se laissent pas entraîner. Sans mot dire, ils se tiennent de côté. Dans le secret et le risque, ils veulent aider plus que dénoncer, protéger plus que détruire. Parfois, ceux-là même qui participent au carnage tentent aussi de sauver. Dans ces situations d'extrême violence, une résistance civile, improvisée, tend à se développer, faite d'une multitude de petits actes individuels et de l'action de quelques organisations clandestines.

À partir de 3 cas – les génocides des arméniens, des juifs et des tutsis –, cet ouvrage représente la première tentative à la fois internationale, comparative et pluridisciplinaire pour constituer l'acte de sauvetage en objet de recherche, en se dégageant de la catégorie mémorielle du « Juste ». Le résultat est d'une richesse exceptionnelle et dérangeante. Impossible de dresser un portrait type du sauveteur, cependant les actes de sauvetage témoignent d'un fait historique : l'existence discrète d'une société informelle de sauvetage – si fragile soit-elle – dès que commence le génocide.

Réunissant trente chercheurs de onze pays, cet ouvrage est dirigé par Jacques Sémelin, historien et politiste, directeur de recherche CNRS au CERI (Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po), Claire Andrieu, professeure des Universités en histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Paris, et Sarah Gensburger, docteure en sociologie (EHESS).



Sarah Gensburger

Sociologue et politiste au CNRS, Sarah Gensburger est spécialiste des rapports entre mémoire et politique dans les démocraties occidentales et dans les pays récemment sortis d'un confl it politique. Elle a notamment publié Mémoire vive. Chroniques d'un quartier. Bataclan 2015-2016 (Anamosa, 2017).



À quoi servent les politiques de mémoire ?
Sarah Gensburger, Sandrine Lefranc
Les politiques de mémoire ont échoué. Pour comprendre les raisons de cet échec et éclairer le débat public, les auteures remontent aux sources mêmes des politiques de mémoire et s'interrogent, sans concession ni posture partisane : d'où viennent-elles ? Que font-elles effectivement ? À quoi servent-elles ? Comment les rendre efficaces ?



Les Justes de France
Politiques publiques de la mémoire
Sarah Gensburger
Comment les pouvoirs publics français se sont-ils approprié cette notion forgée en Israël, allant jusqu'à instaurer une commémoration spécifique ? Une contribution inédite aux débats actuels sur la mémoire et ses rapports au politique.





Collaborations intellectuelles ou scientifiques :

L'Instrumentation de l'action publique
Controverses, résistance, effets
Charlotte Halpern, Pierre Lascoumes, Patrick Le Galès
Dix ans après le succès de "Gouverner par les instruments", ce collectif rend compte de la diversité des approches par l'instrumentation, démarche féconde s'il en est pour penser les sciences sociales et l'action collective aujourd'hui.









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