Le Biais comportementaliste

Le Biais comportementaliste

Toute une série de biais cognitifs nous empêchent de prendre des décisions rationnelles : conformisme, aversion pour la perte, surestime de soi, préférence pour le court terme, etc. Ce crédo des économistes et des psychologues comportementalistes a été repris à leur compte par les pouvoirs publics de nombreux pays, afin d'orienter les choix de leurs concitoyens. Nous sommes ainsi considérés comme des donneurs d'organes par défaut, nos enfants sont tenus à distance des frites dans les cantines, les détecteurs de vitesse nous font la grimace ou nous sourient, on nous informe que nous recyclons moins que le voisin…

Faciles à mettre en œuvre, peu onéreux, ces nudges (de l'anglais « pousser du coude »), qui nous font modifier nos comportements sans que nous ayons à y réfléchir, sont devenus l’alpha et l’omega de la résolution des problèmes de société. Mais peut-on réduire l’action publique à une affaire de comportements individuels ?

Une analyse critique des savoirs comportementaux et de leur application s’impose, afin d’en comprendre le succès et d’en montrer les limites.

Olivier Pilmis

Olivier PILMIS est chercheur au Centre de sociologie des organisations (CSO/Sciences Po).


Collaborations intellectuelles ou scientifiques :

Gouverner les conduites
Sophie Dubuisson-Quellier
« Manger, bouger », « J'éco-rénove, j'économise », « Les médicaments génériques, c'est génial »… Que fait l'État lorsqu’il s’immisce dans nos vies privées et cherche à orienter nos pratiques ? A-t-il une légitimité pour le faire ? Quels sont les acteurs et les instruments de ce gouvernement des conduites ? Comment les intéressés réagissent-ils ?









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