Presses de Sciences Po

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Blanc de plomb
Titre Blanc de plomb
Sous-titre Histoire d'un poison légal
Édition Première édition
Collection Académique
Éditeur Presses de Sciences Po
BISAC Classifications thématiques HIS000000 HISTORY
HEA039000 HEALTH & FITNESS / Diseases
BIC Classifications thématiques HB History
Public visé 06 Professionnel et académique
Date de première publication du titre 02 mai 2019
Avec Index ; Bibliographie
 


Support Livre broché
Nb de pages 372 p. Index . Bibliographie .
Details de produit 1
ISBN-10 2724624351
ISBN-13 9782724624359
Date de publication 02 mai 2019
Contenu du produit Text (eye-readable)
Nombre de pages de contenu principal 372
Format 13,8 x 21 cm
Poids 470 gr
 


Support ePub
Nb de pages CCCLXXVI - p. Index . Bibliographie .
Details de produit 1
ISBN-10 2724624378
ISBN-13 9782724624373
Date de publication 16 mai 2019
Contenu du produit Text (eye-readable)
Protection technique e-livre DRM -Adobe
Pages chiffres romains 376
 

Description

Les substances toxiques peuplent notre monde, elles ont conquis l'air ambiant et envahi l'espace domestique. Nourriture, emballages alimentaires, textiles, produits cosmétiques, peintures... Pas un domaine de la vie quotidienne n’échappe à la myriade de poisons, cancérogènes ou perturbateurs endocriniens suspectés ou avérés. Chacun le sait et, pourtant, y consent.

Pour comprendre les raisons de cet accommodement collectif, l’historienne Judith Rainhorn a enquêté sur le blanc de plomb, la fameuse céruse, massivement fabriquée et utilisée pour blanchir la peinture qui a couvert les murs des villes européennes depuis la fin du XVIIIe siècle. Poison du travail pour les ouvriers qui l’ont jadis manipulé dans les ateliers empoussiérés, le pigment de plomb, responsable du saturnisme, est aujourd’hui un poison environnemental.

Comme pour l’amiante, les pesticides, les phtalates ou encore les nanoparticules, la logique sociale, industrielle, scientifique et politique a imposé son rythme et ses nécessités, faisant de la céruse un poison légal.

Sommaire

Introduction – Les raisons de la colère 

Chapitre 1 – S'approprier le poison (XVIIIe siècle-1830) 
Des fards antiques aux parements urbains  
De Venise à Amsterdam  
L'appropriation d’un secteur stratégique  
     Balbutiements  
     À procédé nouveau, nouvelle fabrique  
     Soutenir à bout de bras la céruse patriote  
La céruse française au premier XIXe siècle  
     Une industrie émiettée  
     Nouveaux marchés  

Chapitre 2 – L’invention du saturnisme (1820-1860)  
Assembler des savoirs en miettes  
     Paternité de l’identification  
     Confuses coliques  
     Tanquerel, le passeur des terres 
     Lefèvre, le passeur des mers  
Désigner la coupable  
     Un cadre juridique exceptionnel  
     Brutalité épidémique  
     Une réglementation sous influence  
Tâtonnements thérapeutiques et prophylaxie douteuse  
     La postérité européenne du « macaroni »  
     Les médecins au front de la prévention  
     Adapter les hommes aux risques du travail  
     Les saturnins, ouvriers alcooliques et désaffiliés ?  
     Consentir au risque  

Chapitre 3 – Au bord du gouffre (1845-1853)  
Les difficultés de la substitution  
Le « moment » Leclaire  
     Leclaire, inventeur autodidacte  
     Du laboratoire à l’usine  
     Publiciser l’invention  
Vers une décision politique ?  
     À la recherche du « patronage de l’autorité »  
     Prescrire n’est pas proscrire  
Concurrences et stratégies sur le marché des pigments  
     Les cérusiers en ordre de bataille  
     La Vieille-Montagne prépare l’offensive  
     Sur le pré  
Les tenaces résistances de la céruse  
     La « routine », ennemie du progrès ? 
     Fraudes et duperies dans les métiers de la peinture  
     Contre Leclaire, saint-simonien et fouriériste  

Chapitre 4 – Grammaires de l’opacité (1853-1900)  
S’organiser pour construire un argument  
     Concentration géographique et coalescences familiales  
     Défendre le tarif et modifier la classe  
     Expert-Bezançon, roi du blanc poison  
« Autant de sécurité que du pain chez les boulangers »  
     La normalisation technique  
     L’eau et l’huile, « panacées des cérusiers » ?  
     Hiérarchiser les fabriques pour légitimer le secteur  
     La provincialisation du problème sanitaire  
Construire l’opacité par le discours  
     Parole d’expert, parole d’évangile  
     L’ombre d’un doute  
     La rhétorique du risque maîtrisé  
     Alcool et plomb, les failles du savoir  
     Quelques certitudes, beaucoup d’incertitudes  
     Le confinement dans la sphère savante  
L’opacité statistique du fait pathologique  
     Du fait divers à l’introuvable population statistique  
     Discréditer le chiffre  
     Le métier, facteur de risque morbide  

Chapitre 5 – Enfance d’une cause (1900-1909)  
Des cérusiers aux peintres  
     Du risque vécu au risque mesuré  
     Des victimes visibles et armées  
Les ressorts de la mobilisation ouvrière  
     Lacunes et omissions du syndicat 
     Les socles de l’émotion populaire  
     Inscrire le combat dans une généalogie   
     « Dom Craissac de la Céruse »  
     Des lignes de faille idéologiques et tactiques  
« Les hommes qui pensent et les hommes qui peinent » 
     Les institutions internationalisées de l’hygiène au travail  
     Hommes de l’art en politique  
     Les « fonctionnaires d’état-major » en ordre de bataille  
     L’hygiène industrielle en partage  
     La céruse et le « massacre des innocents »  

Chapitre 6 – Négocier la loi (1901-1919)  
Récit d’une chronique parlementaire  
     La tentation administrative  
     Le volontarisme des députés  
     La force de l’inertie  
Techniciser le débat pour le dépolitiser  
     Cerner l’épidémie  
     « Faire de la peinture en manchettes »  
     Le bégaiement du débat technique  
L’État contre les intérêts privés  
     Une réglementation inapplicable  
     Indemniser les empoisonneurs ?  
Cause humaniste ou complot de basse politique ?  
     Cérusards vs anti-cérusards  
     La céruse dans le concert des nations  
Une loi peut en cacher une autre  
     Une matrice commune  
     Le choix de la réparation
     Pratiques et limites des textes  

Chapitre 7 – L’engagement des nations (1919-années 1930)  
Anciens acteurs, nouvelles arènes  
     Le berceau précoce de l’AIPLT  
     Un problème « mûr au point de vue technique »  
     Le feu aux poudres  
Construire le consensus  
     Les conditions du dissensus  
     Confisquer le débat technique 
     « Le coup de théâtre de Godart »  
     Une victoire en demi-teinte  
« La moitié seulement de la besogne est faite »  
      Au mépris de la loi  
     « Un travail de termite »  
     L’écho belge  
     Ratify or not ratify, that is the question 

Épilogue – La céruse à bas bruit 

Index 

Bibliographie 

Sources