Presses de Sciences Po

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Clientélismes urbains
Titre Clientélismes urbains
Sous-titre Gouvernement et hégémonie politique à Marseille
Édition Première édition
Collection Académique
Éditeur Presses de Sciences Po
BISAC Classifications thématiques POL000000 POLITICAL SCIENCE
BIC Classifications thématiques JP Politics & government
Public visé 06 Professionnel et académique
CLIL (Version 2013 ) 3283 SCIENCES POLITIQUES
Crédit Presses de Sciences Po
Date de première publication du titre 08 septembre 2016
 


Support Livre broché
Nb de pages
ISBN-10 2-7246-1940-4
ISBN-13 978-2-7246-1940-9
GTIN13 (EAN13) 9782724619409
Date de publication 08 septembre 2016
Contenu du produit Text (eye-readable)
Nombre de pages après le contenu principal 430
Format 13,8 x 21 x 2 cm
Poids 516 gr
Prix 29,00 €
 


Support ePub
Nb de pages 432 p.
ISBN-10 2-7246-1942-0
ISBN-13 978-2-7246-1942-3
GTIN13 (EAN13) 9782724619423
Date de publication 08 septembre 2016
Contenu du produit Text (eye-readable)
Protection technique e-livre DRM -Adobe
Nombre de pages de contenu principal 432
Prix 21,99 €
 

Description

Attribuer un emploi public, un logement social, un permis de construire, des places en crèche ou un simple titre honorifique est une prérogative des collectivités locales. Loin d'être anodines, ces redistributions de biens publics, matériels ou symboliques, à des individus, des familles, des groupes religieux, des personnalités sont une des modalités du gouvernement de la ville.

À partir de l'exemple de Marseille, Cesare Mattina montre comment, dans une ville souvent qualifiée de corrompue, le clientélisme urbain a essentiellement profité aux classes moyennes et petites/moyennes en ascension sociale. Depuis les années Defferre, il a permis aux mêmes groupes sociaux et professionnels, choisis, voire construits — employés des collectivités locales, élites associatives communautaires et de quartier, notables des professions libérales, etc. —, de constituer un « bloc social historique », pour reprendre les termes d’Antonio Gramsci.

Croisant dossiers d’archives inédites, entretiens, observation ethnographique, articles de presse et données statistiques, cet ouvrage propose, au-delà du folklore de la « marseillologie », une vision à la fois précise et distanciée d’une des manières de gouverner une ville.

Sommaire

INTRODUCTION

 

Chapitre 1 / LES FONDEMENTS SOCIO-ÉCONOMIQUES DU DEFFERRISME

ASCENSION DES CLASSES MOYENNES URBAINES ET RESSOURCES DE REDISTRIBUTION

La construction historique d'un pouvoir dans la ville : le groupe des compagnons de la Résistance autour de Gaston Defferre

L'alliance de Defferre avec la bourgeoisie marseillaise

L’implantation du socialisme defferrien dans les classes moyennes urbaines

La construction progressive des ressources publiques de redistribution entre le national et le local

Conclusion

 

Chapitre 2 / LES CLASSES MOYENNES DANS LES MACHINES POLITIQUES

TERRITOIRES ET RESSOURCES DE LA CLIENTÉLISATION

Introduction

La demande sociale de biens et de services : une expansion sans démocratisation

Répondre à la demande sociale de biens et de services et « faire du social »

La composition sociale des machines politiques marseillaises

Les leaders et leurs machines dans les quartiers de l’hérédité familiale et politique

Les machines politiques territorialisées et leurs ressources de redistribution (1970-2000)

Conclusion

 

Chapitre 3 / LA POLITIQUE DE LA MACHINE

DISPOSER DES RESSOURCES CLIENTÉLAIRES ET FAVORISER LA « FAMILLE MUNICIPALE »

Disposer de ressources croissantes de redistribution et de clientélisation

À qui distribue‑t‑on ? Priorité aux membres de la « famille municipale »

Consolider et hiérarchiser les avantages du personnel municipal : la continuité historique du « syndicat majoritaire » Force ouvrière

Conclusion

 

Chapitre 4 / L’INVENTION POLITIQUE DES « COMMUNAUTÉS »

LA REDISTRIBUTION DES RESSOURCES MATÉRIELLES ET SYMBOLIQUES COMME MOYEN DE CLASSEMENT SOCIO-ETHNIQUE ET RELIGIEUX

Introduction

Construction sociale et autolégitimation des communautés : « Arméniens », « Juifs » et « rapatriés »

La construction politique des communautés gagnantes

Aux marges de la ville, hors de la redistribution des ressources publiques : les « Maghrébins » et les « Comoriens » à Marseille

Les perdants du jeu des « communautés » : « Maghrébins » et « Comoriens » entre constructions identitaires difficiles et injonctions institutionnelles

Conclusion

 

Chapitre 5 / GOUVERNER AVEC LES NOTABLES DE LA SOCIÉTÉ URBAINE

COMITÉS DE QUARTIERS ET ASSOCIATIONS ENTRE RESSOURCES ET TERRITOIRES DE LA VILLE

L’hyperlégitimation politico-institutionnelle des comités d’intérêt de quartier

L’essor du secteur associatif entre redistribution des ressources publiques et contrôle politique

Conclusion

 

Chapitre 6 / LE CLIENTÉLISME FACE À SA REMISE EN QUESTION

LE GOUVERNEMENT PAR LA REDISTRIBUTION CLIENTÉLAIRE ENTRE (PEU DE) CHANGEMENTS ET (BEAUCOUP DE) CONTINUITÉS

Introduction

Moins de ressources capables d’engendrer des clientèles… mais encore des ressources à distribuer

Le reflux de la dénonciation des pratiques politiques marseillaises et du clientélisme

Malgré les transformations sociodémographiques et politiques, la continuité des groupes sociaux hégémoniques

Conclusion

 

CONCLUSION GÉNÉRALE