Presses de Sciences Po

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La Banque d'Angleterre
Titre La Banque d'Angleterre
Sous-titre Une marche erratique vers l'indépendance 1977-2007
Édition Première édition
Collection Académique
Éditeur Presses de Sciences Po
BISAC Classifications thématiques BUS004000 BUSINESS & ECONOMICS / Banks & Banking
BUS023000 BUSINESS & ECONOMICS / Economic History
HIS037030 HISTORY / Modern
BIC Classifications thématiques K Economics, finance, business & management
HB History
Public visé 06 Professionnel et académique
Date de première publication du titre 30 novembre 2017
Avec Index ; Bibliographie


Support Livre broché
Nb de pages DXXVIII - p. Index . Bibliographie .
ISBN-10 2724621751
ISBN-13 9782724621754
Date de publication 30 novembre 2017
Contenu du produit Text (eye-readable)
Pages chiffres romains 528
Format 13,8 x 21 cm
Poids 580 gr
 

Description

L'indépendance des banques centrales, qui s'est imposée durant le dernier quart du xxe siècle dans la plupart des pays occidentaux, a été longue à se concrétiser au Royaume-Uni.

L’un des plus anciens et prestigieux instituts d’émission du monde, la Banque d’Angleterre, ne s’est vu reconnaître qu’en 1997 le droit de mener la politique monétaire à l’abri des ingérences ouvernementales. Privilégier la lutte contre l’inflation plutôt que celle contre le chômage n’allait pas de soi dans la mère-patrie du keynésianisme. Plus difficile encore était de s’en prendre au « modèle de Westminster », fondé sur la suprématie du Parlement, et de confier à une agence de technocrates non élus un levier clé de la politique économique.

Sylviane de Saint Seine a observé de près ce cheminement, ponctué d’expérimentations et de spectaculaires volte-face, vers l’une des réformes institutionnelles les plus importantes de l’après-guerre au Royaume-Uni. Au travers de la transformation de la « vieille dame de Threadneedle Street », elle fait revivre l’aggiornamento qu’a connu le système politique et économique britannique, avec ses acteurs, ses temps forts, son arrière-plan intellectuel. Elle révèle aussi les influences étrangères – en particulier celle d’Alan Greenspan et de la Federal Reserve américaine – qui se sont alors exercées sur le personnel politique britannique.

Sommaire

Préface d'Howard Davies 
Introduction

Première partie – LA MISE EN CAUSE DU STATU QUO
Chapitre 1 – L'effondrement du consensus keynésien 
La Commission Radcliffe ou le keynésianisme triomphant 
Une économie chahutée 
La Commission Wilson réhabilite la politique monétaire 
La Banque d’Angleterre est jaugée 
Étude comparative des banques centrales des pays développés 
Une Banque d’Angleterre indépendante jugée contraire à la « Constitution » du Royaume-Uni
Le modèle de Westminster 
Conclusion 

Chapitre 2 – Une nouvelle doxa 
La pensée libérale en veilleuse dans un monde keynésien 
Le discrédit de la courbe de Phillips 
L’École des choix publics 
Le débat « rules versus discretion » 
Les incrédules 
Conclusion 

Deuxième partie – LES ATTRAITS DES MODÈLES ÉTRANGERS
Chapitre 3 – La Nouvelle-Zélande invente le ciblage de l’inflation
Le contexte : une économie en déclin 
La nouvelle mission de la Reserve Bank of New Zealand 
La réaction britannique à l’expérience néo-zélandaise 
Une renommée planétaire 
Bilan d’étape du ciblage de l’inflation
Conclusion 

Chapitre 4 – La force d’attraction du modèle américain 
Genèse de la banque centrale aux États-Unis 
Influences croisées : l’ère de Benjamin Strong (1914-1928) 
La Fed s’affranchit du gouvernement avec l’aide du Congrès 
Les ambiguïtés du double mandat de la Fed 
L’aggiornamento du Parti démocrate et le consensus anti-inflation
Arbitrage entre politiques monétaire, budgétaire et taux de changes 
Les critiques à l’égard de la Fed 
L’indépendance de la Fed vue de Londres
Conclusion 

Chapitre 5 – Le modèle de la Bundesbank contre celui de Westminster 
La Bundesbank : une création sous influence anglo-américaine
Les combats de la Bundesbank 
Contexte intellectuel : l’ordo-libéralisme
L’ordo-libéralisme et l’indépendance des banques centrales 
Vision anglo-saxonne de la Bundesbank 
La Banque centrale européenne 
Le plan Jenkins 
Le plan Delors 
Les négociations sur l’UEM vues par les Britanniques 
Compatibilité du modèle de la BCE avec le contexte britannique 
Conclusion 

Troisième partie – CHANCELIERS TORIES : POUR UNE BANQUE D’ANGLETERRE INDÉPENDANTE
Chapitre 6 – Le projet Lawson de 1988… par défaut 
Les Conservateurs révisent leur programme économique 
Les expériences britanniques avec le monétarisme et leur échec 
L’échec de l’arrimage au deutschemark 
Première étude du Treasury sur une Banque d’Angleterre indépendante 
La proposition de Nigel Lawson à Margaret Thatcher 
Le rejet par Thatcher du projet Lawson et la réaction des partis 
Conclusion 

Chapitre 7 – La conversion de Norman Lamont 
Pourquoi Lamont s’est rallié à l’indépendance de la Banque d’Angleterre
L’adhésion de la livre au MCE rebat les cartes 
La fin de non-recevoir de Major et les réticences du Treasury 
Le deuxième projet Lamont à la lumière du projet d’UEM
L’éviction de la livre sterling du MCE 
Norman Lamont met en oeuvre le ciblage de l’inflation
L’indépendance de la Banque de France sert d’aiguillon
Le « Ken and Eddie Show » 
Conclusion 

Chapitre 8 – Le Parlement envisage une Banque d’Angleterre indépendante 
Une Banque d’Angleterre soumise mais influente 
Les arguments pro-indépendance identifiés par la Commission 
Les anti-indépendantistes 
Le témoignage des autres banques centrales 
Les recommandations de la Commission 
La réponse du gouvernement et la réaction des Keynésiens 
Le rapport Roll 
Conclusion 

Quatrième partie – INDÉPENDANCE DE LA BANQUE D’ANGLETERRE, SYMBOLE DU NEW LABOUR
Chapitre 9 – La conversion travailliste à l’économie de marché 
L’aggiornamento du Parti travailliste 
Les origines 
Naissance du New Labour 
L’influence des Démocrates américains sur le New Labour 
Balls plaide pour une Banque d’Angleterre indépendante devant la Fabian Society 
Le « Groupe de l’hôtel » (The Hotel Group) 
Blair et Brown se disputent la paternité du projet 
Conclusion 

Chapitre 10 – Indépendance sous haute surveillance 
Les néo-travaillistes et le Treasury scellent le sort de la Banque d’Angleterre
L’indépendance de la banque centrale selon Brown 
L’affrontement Blair-Brown sur une hausse des taux d’intérêt
Les réactions des Travaillistes 
Les réactions des Conservateurs 
Les réactions des dirigeants de la Banque d’Angleterre et du Treasury 
Le MPC fait ses premiers pas 
Le Parlement entérine l’indépendance de la Banque d’Angleterre
Conclusion 

Chapitre 11 – La Banque d’Angleterre dépouillée du contrôle bancaire 
Une réglementation informelle 
La déréglementation financière bouscule la Banque d’Angleterre
Le temps des crises 
Compatibilité entre politique monétaire et contrôle bancaire 
Eddie George au bord de la démission 
Une réforme improvisée ; l’option « Twin Peaks » escamotée 
Les Conservateurs critiquent la création de la FSA 
La Grande Modération 
Épilogue à la réforme de la FSA 
Conclusion 

Chapitre 12 – La décennie faste (The NICE Decade, 1997-2007)
Le MPC s’émancipe
Le rapport Kohn sur le fonctionnement du MPC 
Le ralliement des Conservateurs 
L’inspirateur de la réforme se félicite de son oeuvre 
Satisfecit du Parlement au MPC pour son dixième anniversaire 
Un contexte économique favorable 
Le schéma de politique monétaire 
Le fonctionnement du MPC 
La transparence du MPC
« Gordon Unbound » 
Le poids des dettes souveraines 

Conclusion 

Conclusion générale 

Annexes 

Bibliographie 

Index