Les "printemps arabe" serait prétendument le résultat de la dégradation des conditions de vie et, en particulier, de la crise économique de 2008. Or, pour comprendre les soulèvements de 2011, il faut se départir d'une approche économiciste et souligner au contraire les interactions entre économie et politique. De fait, ces mouvements relèvent d'une double crise : celle de l'État social autoritaire, d'une part, celle des régimes, d'autre part. Alors que les griefs socioéconomiques ont été au coeur de la contestation, la convergence des choix de politique économique et sociale entre les anciens et les nouveaux dirigeants témoigne de la relativement faible dynamique transformatrice de ces mobilisations.
Introduction – (R)évolutions écologistes
Europe Écologie – Les Verts à l'heure des recompositions politiques
Parti(s) pris et enquêtes
Une sociologie interactionniste des carrières militantes et de l'institution partisane
L’habitus minoritaire : fondement et destinées de l’« être vert »
Chapitre 1 – Une brève sociohistoire du parti vert
Des Verts en politique (1974-1984)
L’écologie Arc-en-ciel chez Antoine Waechter (1984-1993)
Des « rouges et verts » aux ministères (1993-2001)
Écologisme des territoires et fractures internes (2001-2006)
Les « réinventions » du parti (2006-2016)
Intersectionnalités vertes (2017-…)
Chapitre 2 – S’engager : héritages familiaux, rencontres, stratégies politiques
Socialisations et réseaux militants
Disponibilités biographiques et interactions incitatives
Politisation et « partisanisation » des engagements militants
Professionnalisation des uns, (ré)engagement des autres
Chapitre 3 – Militer : apprendre à devenir vert
Une intégration à géométrie variable
Faire ses preuves sur le terrain
Les réunions : apprendre entre les lignes
Les activités de terrain : l’effet cliquet du faire « autrement »
La publicisation de l’adhésion : un retournement du stigmate ?
Le « paradigme vert » : discours et pratiques
Idéologisation et discours d’avant-garde
Conversion des pratiques quotidiennes : prouver son engagement et la pertinence du modèle partisan de société
Chapitre 4 – Prendre (des) position(s) dans le parti : compétences plurielles, trajectoires mixtes
L’intégration dans un courant : le temps de la désillusion militante ou de l’attachement au parti
La commission : un lieu d’(in)formation militante ou une position convertible au-delà du parti
Chapitre 5 – Concourir aux élections : fabrique partisane des candidatures, campagnes électorales
La fabrique partisane des candidatures : une combinaison de principes et de critères variés
Échelons électifs et logiques de sélection
Faire campagne en son nom
Chapitre 6 – Se (semi-)professionnaliser : identités stratégiques et exercice du métier politique
Prise(s) de rôle(s)
Exercice du métier : se prendre au(x) jeu(x) des assemblées
Chapitre 7 – Transmissions écologistes. Héritages familiaux, histoire d’organisation
Enfants d’adhérents verts : pratiques écologistes et tergiversations politiques
Adhérer aux Jeunes écologistes : s’inscrire dans l’histoire d’un mouvement
Chapitre 8 – Les Jeunes écologistes : des performers de la politique
Une montée en compétences en milieu (pas toujours) tempéré
Heurts et bonheurs du souci de démarcation politique
Conclusion
Bibliographie
Liste des encadrés
Biographies
Remerciements