L'intérêt des historiens pour les organisations internationales s'inscrit dans un mouvement de « globalisation » de la discipline. Ainsi, elles sont étudiées dans ce numéro comme des lieux d'échanges et de circulations. Read More
L'intérêt croissant des historiens pour les organisations internationales s'inscrit dans un mouvement de « globalisation » de la discipline, dans ses thématiques comme dans ses pratiques. Dans cette optique, les organisations internationales sont étudiées comme des lieux d'échanges et de circulations, à l'intersection et en interaction avec des réseaux internationaux, mais aussi des groupes et des milieux spécifiques au sein des différentes sociétés nationales. Saisies comme des espaces sociaux ouverts, elles constituent des observatoires privilégiés pour historiciser les phénomènes de globalisation et interroger les dynamiques d'internationalisation.
Introduction
Chapitre I. INVISIBILITÉ
Des mobilisations pour une cause
Le rôle des arènes médiatiques et judiciaires
La mise à l'ordre du jour (agenda-setting) des problèmes
Rapports de forces, refus de mise à l'ordre du jour et non-décision
La préférence pour la discrétion
Temporalité et rapports de pouvoir
Une politique du fait accompli
Chapitre II. IGNORANCE
Freiner la connaissance
Rechercher l’ignorance ?
Différentes stratégies de production d’ignorance
Produire du doute
Éviter les savoirs gênants
Undone science
Ignorance, expertise et action publique
Ne pas quantifier
Une ignorance ou des connaissances toxiques ?
Chapitre III. INACTION
Individualiser les responsabilités
S’appuyer sur les chiffres officiels
Les organisations et la production d’ignorance
La production institutionnelle d’ignorance
Légitimer l’exposition aux toxiques
Rendre invisibles certains risques
Des pollutions qui aggravent les inégalités et les injustices
Maintenir les problèmes hors de vue
En guise de conclusion
Bibliographie
Remerciements
Le Monde