La fabrication des billets en France

Construire la confiance monétaire 1800-1914
Première édition

Préface de Gilles Vaysset

À partir de l'exemple français, Mathieu Bidaux remonte aux sources historiques de la fabrication et de la diffusion de la monnaie fiduciaire pour expliquer la confiance qu’elle continue d’inspirer aujourd’hui. Lire la suite

À l'âge de la dématérialisation, il est tentant de prophétiser la disparition prochaine du billet de banque. Ce serait faire peu de cas de la sécurité qu’il offre face aux paiements en ligne, aux pannes et attaques informatiques des systèmes bancaires, pour ne rien dire de l’anonymat et de la tranquillité qu’il procure aux consommateurs.

À partir de l’exemple français, Mathieu Bidaux remonte aux sources historiques de la fabrication et de la diffusion de la monnaie fiduciaire pour expliquer la confiance qu’elle continue d’inspirer aujourd’hui. Dès 1800, afin de procurer un moyen de paiement robuste à sa clientèle, la Banque de France entoure de précautions la confection de ses billets. Tout au long du XIXe siècle, elle redouble d’innovations pour mettre cet artefact éminemment technique à l’abri des faussaires, industrialisant progressivement sa production pour répondre aux besoins croissants. Sous la pression des événements, guerres et révolutions, et avec prudence, elle abaisse la valeur faciale des coupures pour les rendre de plus en plus accessibles, tout en veillant à ce que le cours forcé les désolidarise de leur contrepartie métallique. Si bien que, pendant la première guerre mondiale, le billet de banque se démocratise définitivement, et sa valeur d’échange est pleinement reconnue.


Livre broché - 35,00 € - À paraître

Spécifications


Éditeur
Presses de Sciences Po
Auteur
Mathieu Bidaux,
Préface de
Gilles Vaysset,
Collection
Coéditions
Langue
français
Catégorie (éditeur)
Internet Hierarchy > Domaine histoire > Histoire économique et sociale
Catégorie (éditeur)
Internet Hierarchy > Domaine histoire > Mission historique de la Banque de France
Catégorie (éditeur)
Internet Hierarchy > Histoire
BISAC Subject Heading
HIS000000 HISTORY
BIC subject category (UK)
KC Economics > HB History
Code publique Onix
06 Professionnel et académique
Date de première publication du titre
03 février 2022
Type d'ouvrage
Monographie
Avec
Index, Bibliographie

Livre broché


Details de produit
1
Date de publication
03 février 2022
ISBN-13
9782724638509
Contenu du produit
Text (eye-readable)
Ampleur
Pages chiffres romains : 432, Nombre de pages de contenu principal : 432
Code interne
9782724638509
Format
13,8 x 21 cm
Poids
490 grammes
ONIX XML
Version 2.1, Version 3

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Sommaire


Préface

Introduction

PREMIÈRE PARTIE – CONSTRUIRE LA LÉGITIMITÉ DES BILLETS : LE RESPECT DES BESOINS MONÉTAIRES (1800-1914)

Chapitre 1 – L'évaluation du besoin et le recours à la loi  
Les débuts du billet en France : histoire d’un « traumatisme » collectif  
Une banque d’émission : un modèle économique rentable  
La chaîne d’évaluation du besoin monétaire : contrôle ou frein à la création des coupures ?  
Conclusion

Chapitre 2 – La résistance aux « petites coupures » : une illustration de la prudence de la Banque de France  
L’apparition du billet de 5 000 F : une illustration de la conception du billet à la Banque de France  
Le refus de la coupure de 250 F : la mise en évidence d’un système monétaire conservateur  
La longue naissance de la coupure de 200 F  
Conclusion

Chapitre 3 – Des coupures nées de crises monétaires : des besoins indiscutables  
La création du billet de 100 F : une chaîne d’évaluation du besoin monétaire pressée par la situation politique  
Prévoir l’imprévisible en 1848 : les coupures de 50 F et de 25 F  
Le billet de 50 F né sous la pression parlementaire et journalistique : la prise en compte d’un besoin populaire (1857-1864)  
L’émission des 25 F, 20 F et 5 F (1870-1872) : des billets vus comme des bons de nécessité « officiels » ?  
L’émission du billet de 10 F pendant la première guerre mondiale  
Conclusion

DEUXIÈME PARTIE – CONSTRUIRE LES CONDITIONS TECHNIQUES DE LA CONFIANCE (1800-1914)

Chapitre 4 – La création du billet : inspirer une confiance matérielle dans l’objet  
Les besoins et la contrefaçon comme moteurs de la conception du billet et de l’innovation industrielle 
Contre les faussaires : dessiner une vignette difficile à reproduire à la main et à reporter en gravure  
L’artiste maître de sa vignette (1803-1849)  
La montée de l’expert dans l’élaboration de la vignette (1849-1861)  
L’émergence de la vignette étudiée scientifiquement (1861-1872)  
1873 : l’apparition de la vignette servant « de fond de sécurité » 
La stratégie de défense de la Banque de France : des billets imprimés en typographie  
Créer une forme d’adhésion aux représentations de la monnaie fiduciaire  
Conclusion

Chapitre 5 – De la fabrique à l’usine : le temps de l’atelier à la Fabrication des billets (1800-1861)  
Une activité papetière sous-traitée  
Un modeste premier atelier d’impression  
1848, une première industrialisation à l’imprimerie : augmentation du nombre de presses et adoption de la galvanoplastie  
Poussée et recul de l’industrialisation  
Conclusion

Chapitre 6 – Organisation progressive d’une imprimerie industrielle et perfectionnements du circuit de fabrication (1861-1866)  
La mécanisation de l’imprimerie, la longue émergence d’un circuit de fabrication et d’un laboratoire scientifique  
Théophile Delarue et Claude Pouillet : la figure du savant-consultant et son rôle dans le perfectionnement du circuit de fabrication (1847-1849)  
Une organisation empirique des ateliers  
La mobilisation des membres de la Société française de photographie et des grandes écoles d’ingénieurs  
L’embauche de Saulnier : l’apparition de l’ingénieur-civil et la montée de la rationalisation de la production  
Conclusion  

TROISIÈME PARTIE – ENTRETENIR LA CONFIANCE MATÉRIELLE DU BILLET : CONCEPTION ET ADAPTATION D’UN PROCESSUS DE FABRICATION DE QUALITÉ (1866-1914)

Chapitre 7 – Les réformes de Frédéric Ermel : apparition de presses perfectionnées, augmentation de la productivité, internalisation des tâches contre les retards  
1865 : le passage aux numéroteurs mécaniques Derriey  
L’atelier décrit par Maxime Du Camp en 1869  
La multiplication des ateliers d’imprimerie sous la pression des besoins liés aux événements de 1870-1871 : les imprimeries de Clermont-Ferrand (septembre 1870-juin 1871), de l’impasse Bonne-Nouvelle (1871) et de la rue d’Hauteville (1871-1er juillet 1880)  
Conclusion

Chapitre 8 – La synchronisation des ateliers  
Le projet de papeterie ressurgit  
La création de la papeterie de Biercy (1875) : un exemple de rationalisation précoce ? 
Veiller à la qualité du processus de fabrication : une adaptation du circuit de fabrication pour une sécurisation et un rendement meilleurs  
L’imprimerie durant les années 1880 : une diversité des presses pour des utilisations spécifiques  
L’industrialisation au secours de la destruction des billets hors d’usage  
La galvanoplastie et les progrès des techniques de fabrication des matrices d’imprimerie  
Conclusion

Chapitre 9 – Innover et rester à la pointe des techniques de l’industrie pour combattre les contrefaçons (1891-1914)  
La constitution d’une clientèle privée et publique française, coloniale et étrangère (1851-1920)  
Conserver une clientèle internationale pour sécuriser le savoir-faire  
La résistance du Conseil général à l’industrialisation de la Fabrication des billets  
L’affirmation d’une école française du billet  
Deux affaires imposent le renforcement de la sécurité du billet de la Banque de France : les faux de 1888 et l’affaire Schlumberger  
La ramie et le coton comme matières premières du papier : un choix pour la sécurité  
Le passage aux billets en quatre couleurs (1891-1910)  
Le temps de la maîtrise du budget : contrôle resserré du prix de revient et constitution de stocks  
Conclusion

Conclusion générale  

Annexes

Sources

Bibliographie

Liste des tableaux et figures