Comment l'ordre politique se délite-t-il ? De quoi sont faites les crises ? Une relecture des thèses de Michel Dobry qui en montre toute l'actualité et une introduction indispensable à son maître-ouvrage "Sociologie des crises politiques". Lire la suite
Comment l'ordre politique se délite-t-il ? De quoi sont faites les crises et comment en rendre raison ? Ces questions sont au cœur du maître-ouvrage de Michel Dobry, Sociologie des crises politiques, publié en 1986, qui a inspiré des générations de chercheurs par ses thèses en rupture avec la façon dont les sciences sociales analysaient les phénomènes révolutionnaires et les transitions politiques.
Dialogue critique autour des principes d'analyse et des choix épistémologiques qui font l'originalité de cette démarche sociologique, La Logique du désordre discute la façon dont Michel Dobry envisage les acteurs sociaux et leur action ; sa conception de la causalité et de l'historicité des processus politiques ; les conditions sous lesquelles ses concepts et systématisations s’exportent sur des terrains imprévus tels que les relations internationales ; la pertinence de ses propositions pour appréhender les « jeux politiques routiniers ». Autant de questions et d’objections auxquelles Michel Dobry répond dans un texte final qui présente sa perspective relationnelle.
Une relecture des thèses de Michel Dobry qui en montre toute l’actualité,et une introduction indispensable à Sociologie des crises politiques.
Introduction
Qu'est-ce qu’une start-up ?
Du problème de la qualification au problème de la quantification
Une catégorie chargée de représentations
Déplacer la focale de la start-up au monde des start-up
Enquêter sur un objet aux contours flous
PREMIÈRE PARTIE – LES START-UP COMME MONDE
DE SON ÉMERGENCE DANS LA SILICON VALLEY À SON IMPORTATION EN FRANCE
Chapitre 1 – Aux origines de la start-up
La Silicon Valley, berceau des start-up et des nouvelles technologies
Un modèle spéculatif encastré dans un réseau d’acteurs publics et privés
De l’esprit de rupture à la rupture : vers un nouveau modèle d’entreprise ?
Chapitre 2 – La France, une nation de start-up ?
La construction politique de la start-up comme objet d’action publique
La start-up nation : paradigme d’un État néolibéral au service de l’entreprise
Un écosystème semi-privé sous contrôle étatique
DEUXIÈME PARTIE – CRÉER UNE START-UP
DES INÉGALITÉS D’ACCÈS AUX INÉGALITÉS DE SUCCÈS
Chapitre 3 – Le mythe du self-made man à l’épreuve des profils des créateurs et créatrices de start-up
Des entrepreneur·ses sursélectionné·es socialement
Un monde social en vase clos
Un monde d’hommes
Chapitre 4 – Devenir startuppeur·se. Logiques d’engagement et modalités d’entrée dans la carrière entrepreneuriale
Différentes modalités d’entrée dans l’entrepreneuriat
Un engagement entrepreneurial au carrefour des logiques statutaires, identitaires et stratégiques
Une forme d’entrepreneuriat adossée au salariat
Chapitre 5 – Fortunes et infortunes dans le monde des start-up
Les start-up comme champ : un espace concurrentiel de lutte pour le pouvoir économique
La levée de fonds, une épreuve de force autour du pouvoir de valorisation
Inégaux et inégales face à l’échec
TROISIÈME PARTIE – DIRIGER UNE START-UP
DE LA « COOLITUDE » AUX DÉRIVES MANAGÉRIALES
Chapitre 6 – Autonomie, collaboration et bien-être : Les leviers de l’autoengagement au travail dans les start-up
Faire de la start-up une « grande famille »
Méthodes agiles et rites managériaux : la responsabilisation comme levier de l’engagement
Indicateurs de performance, primes et intéressement au capital : entre collaboration et mise en concurrence des salarié·es
Chapitre 7 – Dérives et désillusions. Pourquoi ça tient ?
La phase de création : un « joyeux bazar » pas toujours si joyeux
Les start-up face à la croissance, vers une fissuration du modèle ?
Exit, voice ou loyalty : quelle contestation possible du modèle ?
Conclusion – Les start-up, le nouveau visage du capitalisme
Le mythe du risque et du mérite
Le mythe méritocratique du self-made man
Le mythe de l’entreprise libérée
Glossaire
Annexes
Bibliographie
Remerciements