Santé et réforme, le couple de mots est devenu habituel. Réforme hospitalière, réforme de la médecine de ville, du secteur du médicament, de l'assurance maladie... Les réformes se succèdent quand elles ne se chevauchent pas ! Lire la suite
Santé et réforme, le couple de mots est devenu habituel. Réforme hospitalière, réforme de la médecine de ville, du secteur du médicament, de l'assurance maladie... Les réformes se succèdent quand elles ne se chevauchent pas ! Pour tant, derrière l'étendard de la réforme, les ambitions et les intentions sont très hétéroclites. Dans bien des cas. L'aggravation des déficits sociaux se traduit par des plans de maîtrise qui relèvent plus de mesures de gestion que d'une ambition réformatrice. Dans d'autres, il s'agit de faire évoluer la gouvernance interne des hôpitaux, d'établir des mécanismes de régulation du système de santé ou de redéfinir les conditions de financement des dépenses. Enfin, certaines réformes ont une portée historique ; elles remettent en cause les fondements du système en vigueur ou en bouleversent les effets.
Au moment où l'actualité de la santé est ainsi plus que jamais placée sous le signe de la réforme, il paraît particulièrement précieux de disposer des analyses que d'éminents spécialistes, étrangers ou français, ont développées en 2010 dans le cadre du cycle de conférences organisé par la chaire Santé de Sciences Po et le CAPPS de l'EHESP. Elles invitent à visiter ou revisiter, au-delà de la réforme américaine, les transformations réalisées au Québec, en Chine ou aux Pays-Bas. Elles convient également à une réflexion sur la réforme « permanente » de l'hôpital public ou les difficultés rencontrées pour faire évoluer l'organisation des soins de premiers recours en France.