Les décisions de classement au Patrimoine de l'humanité votées récemment par l’Unesco concernant des sites localisés en Israël/Palestine ont provoqué de vives polémiques, jusqu’à l’annonce du retrait de l’Unesco par les États-Unis et Israël. Si ces épisodes sont venus opportunément rappeler la nécessité d’une histoire politique du patrimoine, ils ont aussi mis en lumière la prégnance des dynamiques transnationales à l’œuvre dans les processus de patrimonialisation.
Enjeu de pouvoirs et vecteur de souverainetés emboîtées, l’objet patrimoine apparaît d’autant plus délicat à cerner qu’il ne cesse de se déployer sous nos yeux, à travers une définition toujours plus extensive, du patrimoine matériel jusqu’au patrimoine immatériel. Alors que les sociologues, les ethnologues, les juristes ou les urbanistes se sont précocement et intensément saisi de la question patrimoniale, les historiens sont longtemps apparus en retrait, préférant se concentrer sur les enjeux de mémoire, au risque parfois de confondre ces deux catégories d’analyse.
En se focalisant sur les acteurs et sur les pratiques opératoires qui participent à la fabrique du patrimoine (« nommer et normer », « conserver et transmettre », « restituer et réparer ») et en les confrontant à des horizons culturels variés, ce numéro spécial entend nourrir la réflexion collective pour réactiver une histoire politique et transnationale du patrimoine.
L'USINE NOUVELLE
ETHIQUE ET INDUSTRIE - Que disent les scientifiques? Que font les industriels? Qui sont les opposants? Qu'impose la loi ?
Les résultats d'Interphone, la plus vaste étude épidémiologique portant sur le lien éventuel entre l'utilisation du téléphone portable et l'apparition de tumeurs au cerveau, devraient être connus dans les prochains mois. Commandée par l'OMS en 1999 et menée dans 13 pays, cette étude très attendue par les pouvoirs publics, les industriels et les associations ne devrait cependant pas trancher sur la dangerosité de l'utilisation des téléphones portables.
Une absence de conclusion qui ne peut qu'alimenter les craintes sur la
nocivité des ondes radiofréquences (téléphones mobiles, antennes relais et Wi-Fi). • CAMILLE CHANDÈS ET HASSAN MEDDAH