Économie de l'après-croissance

Économie de l'après-croissance

Politiques de l'Anthropocène II

La croissance et le productivisme, véritables socles de nos sociétés industrielles, nous entraînent dans une consommation effrénée d'espace et de ressources et mettent la planète sur une orbite périlleuse.

Les théories économiques, qui ont alimenté ce déni de la finitude des ressources, dérivent aujourd'hui vers de nouveaux mirages tels que la monétarisation des écosystèmes ou la croissance verte. Il importe de les dissiper et d'inventer une économie bio physique en phase avec les cycles de la nature, ralentie, locale et sobre, de réhabiliter le geste humain en faisant appel aux basses technologies.

À la lumière de ce nouveau paradigme, la décroissance des pays riches apparaît non plus comme une fatalité ou une contrainte mais comme une nécessité éthique et physique et une voie de justice sociale et d'égalité.


Alternatives économiques, octobre 2015
29 sept. 2015
- Sylvain Allemand, Alternatives économiques, octobre 2015



Agnès Sinaï

Agnès Sinaï est cofondatrice et présidente de l'Institut Momentum sur l'Anthropocène et ses issues, réseau de réflexion sur les sociétés de l'après-croissance. Elle est également maître de conférences à Sciences Po Paris sur les politiques de décroissance et journaliste environnementale.



Gouverner la décroissance
¨Politiques de l'anthropocène III
Agnès Sinaï, Mathilde Szuba
Face au risque d'effondrement qui pèse sur nos sociétés industrielles, une défense des nouvelles voies fondées sur la tempérance et le ralentissement : instauration d'un revenu de transition écologique, adossement de la création monétaire aux limites de la planète, rationnement équitable des énergies fossiles, etc.



Penser la décroissance
Politiques de l'Anthropocène
Agnès Sinaï
Il est urgent d'adopter un autre modèle que le productivisme ! Le concept de décroissance est ainsi illustré par des expérimentations telles que les coopératives, le rationnement convivial, la célébration des biens communs, etc.