Tombeaux pour la gauche

Tombeaux pour la gauche

Notre gauche, on le sait, n'a jamais détesté suivre les enterrements. Elle s'honore même, au bas mot depuis 1832, de savoir se rassembler et se ressourcer autour des cercueils des victimes, et particulièrement ceux de ses hérauts tombés au champ d'honneur du progressisme à la française. Cet essai d'histoire au présent, ponctué de soupirs navrés, voudrait montrer au contraire que l'hommage funèbre de la France et des siens au Grand-Homme-de-Gauche, si fervent soit-il, est toujours assez impitoyable. Et que la gauche, pour l'occasion, dévoile mieux sa faiblesse conceptuelle ou sa morale en délicatesse que sa fidélité inébranlable à l'Idéal. Il démonte, décape et ravale ainsi cinq « panthéonisations », spectaculaires et probantes au fil tragique du XXe siècle, de 1914 à 1996 : celles de Jean Jaurès, Léon Blum, Guy Mollet, Pierre Mendès France et François Mitterrand. Sans pour autant vouloir faire mine d'attendre celle de notre socialisme éploré




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