La Tyrannie du genre

La Tyrannie du genre

Un déguisement de princesse et un aspirateur pour les filles, un château fort et une voiture radiocommandée pour les garçons… On pourrait penser qu'un choix de jouets aussi stéréotypé appartiendrait au passé. Il n’en est rien. Une sexualisation de plus en plus marquée s’observe dans l’éducation comme dans tous les domaines de la vie sociale.

Ces traitements différenciés ne sont pas systématiquement perçus comme des inégalités. Ils sont justifiés par des croyances en des distinctions essentielles, d’ordre « naturel », entre femmes et hommes. Un ensemble de discours psychologisants, de normes et de symboles en découle, qui a des conséquences multiformes sur les rôles assignés à chacun et chacune.

Alors que la notion de genre a été promue par les sociologues pour révéler les rapports de domination, l’invoquer à tout propos, qu’il s’agisse de féminiser la langue ou de prôner la parité, instille l’idée que femmes et hommes sont toujours, partout et avant tout, non des personnes uniques mais des prototypes de leur groupe de sexe.



Marie Duru-Bellat

Sciences Po

Sociologue, Marie Duru-Bellat est professeur émérite à Sciences Po et chercheur à l'Observatoire sociologique du changement et à l’Institut de recherche sur l’éducation.


http://ecoledoctorale.sciences-po.fr/CV_enseignants/duru_bellat.htm


Le mérite contre la justice
Marie Duru-Bellat
Nous sommes tous égaux en droit mais les inégalités de tous ordres ne cessent de se creuser…Pour résoudre cette tension, il est tentant d'invoquer le mérite : n’est-ce pas, pour les sociétés modernes, la seule façon d’être à la fois justes et efficaces ?








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