Quelles formes prend aujourd'hui la mort « donnée » par l'État ? La prise en charge politique de la mort s'est déplacée et ses modalités ont changé, réclamant des sciences sociales regard neuf et inventivité conceptuelle. Lire la suite
Quelles formes prend aujourd'hui la mort « donnée » par l'État ? Atténuation de l'obligation de « mourir pour la patrie », résistance croissante à mettre à mort les déviants, délégitimation accentuée de la répression d'État : le droit du souverain de mettre à mort a perdu beaucoup de sa légitimité. Pour autant, les mises à mort décidées par les institutions publiques n'ont pas disparu. Elles sont devenues plus complexes et moins visibles. Elles prennent la forme de la gestion, par des acteurs institutionnels divers, de sujets aux états-limite : fœtus, morts encéphaliques, mourants, suicidaires. La prise en charge politique de la mort - cette question biopolitique majeure -n'a donc pas disparu, elle s'est déplacée et ses modalités ont changé, réclamant des sciences sociales regard neuf et inventivité conceptuelle. L'enjeu est de taille : il s'agit ici rien moins que de l'intégration dans la communauté et dans l'ordre social de sujets « limites » qui sont autant de citoyens potentiels.
INTRODUCTION
CHAPITRE 1 : Vers une prise de position socialiste en faveur des droits de la femme
La liquidation du proudhonisme
Les droits des femmes : réforme ou révolution ?
Les combats de l'Union, catalyseurs de schisme
La fin de l'Union
CHAPITRE 2 : Attirer les femmes dans les partis
Les allemanistes
Les guesdistes : la théorie
Les guesdistes : l'action
CHAPITRE 3 : Les féministes à la recherche d'une base de masse
Développement du féminisme « social »
L'échec du féminisme « social »
CHAPITRE 4 : Le Groupe féministe socialiste
Origines
Expansion
Déclin
CHAPITRE 5 : Les femmes et la SFIO
La SFIO et la politique des droits des femmes
Premiers pas d'une militante
Les femmes dans la SFIO (1905-1910)
Les femmes socialistes en campagne (1910-1912)
CHAPITRE 6 : Le Groupe des femmes socialistes
Origines
Théorie et pratique
Le triomphe de Louise Saumoneau
CHAPITRE 7 : Les femmes socialistes et la guerre
L'impact de la guerre sur le GDFS
La Conférence internationale des femmes socialistes
A la lumière de Zimmerwald
Le GDFS agonisant
Le CAFSPPCC et le GDFS de Sceaux : crépuscule de l'action des femmes contre la guerre
CHAPITRE 8 : Louise Saumoneau et la lutte contre la guerre
Les débuts de Saumoneau au CRRI
Marianne Rauze et la Minorité : naissance d'un mythe
L'impact de la Révolution russe
Pour la Troisième Internationale
Retour à la « vieille maison »
CHAPITRE 9 : Les femmes socialistes après Tours
La reconstruction du GDFS
Le Comité national des femmes socialistes
Le mouvement socialiste féminin jusqu'à nos jours : le spectre de Louise Saumoneau
Louise Saumoneau - Epilogue
CONCLUSION
ANNEXES
Annexe 1 : Les candidatures féministes de 1885
Annexe 2 : La Deuxième Internationale et la question féminine
Annexe 3 : Les femmes socialistes en chiffres
Annexe 4 : La question féminine dans les campagnes électorales socialistes (1882-1914)
Annexe 5 : Elisabeth Renaud : les derniers beaux jours d'une militante
Annexe 6 : La femme socialiste dans la clandestinité
Annexe 7 : Saumoneau et la fédération de la Haute-Vienne. L'espoir déçu
Annexe 8 : Choix : Pelletier, Rauze et Brion après Tours