Un dossier sur le tourisme des racines : de l'expérience des exilés, des réfugiés et des migrants qui, après avoir quitté leur pays reviennent sur la terre de leurs ancêtres dans le cadre de voyages identitaires. Lire la suite
Dans l'univers foisonnant des études consacrées aux mobilités contemporaines, les "voyages des racines" enrichissent désormais la nomenclature des pratiques circulatoires. Ces traversées engagées par des individus issus de migrations plus ou moins anciennes qui parcourent des espaces construits commes "terres des ancêtres" revêtent des formes multiples. Enchantées ou désenchantées, elles acquièrent une pluralité de significations intimes et publiques. Elles s'énoncent dans le langage du pélerinage, de la commémoration ou des retrouvailles familiales. Elles puevent également se dire comme validation d'une réussite sociale, réalisaiton de soi et/ou loisir. Mais où sont finalement les racines, quand, pour citer l'un de ces voyageurs, le pays du revenir "est devenu élastique" ?