Favoritisme et corruption à la française

Favoritisme et corruption à la française

Petits arrangements avec la probité

Les « affaires » se succèdent, devenant parfois des scandales, laminant toujours un peu plus la défiance des citoyens à l'égard de leurs élus et des institutions politiques. Quand 65% des Français considèrent les hommes politiques comme « plutôt corrompus », on pourrait penser que la cote d'alerte est atteinte.

Paradoxe de la démocratie française, ce n'est pas le cas. On s'indigne des « affaires », on considère que la probité des gouvernants est l’un des fondements de la démocratie mais beaucoup de dirigeants se jouent des règles et les orientent à leur profit et, finalement, souvent complaisants avec le favoritisme et autres formes d’arrangement, les citoyens les sanctionnent peu.

Pour comprendre cette situation pour le moins contradictoire cet ouvrage aborde sous différents angles l’ambiguïté qui domine dans les attitudes à l’égard de la « corruption ». Il montre, en combinant diverses enquêtes (monographies locales, expérimentations, sondage) la multiplicité des critères de jugement sur la corruption. La politique n’est pas seulement une affaire de morale, mais aussi d’efficacité et de confiance dans nos institutions. C’est l’arbitrage complexe et mouvant entre ces trois dimensions qui explique l’ambivalence du comportement des électeurs et leur tolérance de fait.

Ont contribué à cet ouvrage : Bruno Cautrès - Flora Chanvril - Jean Chiche - Viviane Le Hay - Nonna Mayer - Oscar Mazzoleni - Guy Michelat - Janine Mossuz-Lavau - Anne Mixel - Pascal Perrineau - Mariette Sineau - Odette Tomescu-Hatto




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