L'État s'est toujours efforcé de fixer sur le papier sa propre population. Ce livre retrace le cheminement,les enjeux des processus d'identification. Une question d'actualité alors que la traçabilité des personnes s'impose comme une exigence sécuritaire. Lire la suite
La biométrie est présentée aujourd'hui comme la solution technologique la plus appropriée pour faire face aux menaces inédites auxquelles l'Occident est (ou serait) confronté. Dans ce contexte, ce livre vient rappeler l'effort constant de l'État pour mieux identifier les personnes à des fins policières, administratives et politiques.
De l'Ancien Régime à la France contemporaine, en passant par la Troisième République et Vichy, l'ouvrage retrace le cheminement mouvementé et les enjeux des processus d'identification. Il montre gue depuis la période absolutiste, l'État s'est efforcé de fixer sur papier sa propre population, des marginaux jusqu'aux citoyens les mieux intégrés.
Les auteurs font également la lumière sur les pratiques d'encartement de certaines catégories d'individus, dans l'URSS stalinienne ou la France des Trente Glorieuses. On retiendra le cas des étrangers, dont la mise à l'écart administrative contribue à délimiter l'espace national tout autant qu'à prévenir de supposés périls.
Des initiatives régionalistes au refus britannique d'une mise en carte des citoyens, les résistances ont été constantes. Ainsi, la défiance envers l'encarte-ment paraît-elle plus gue jamais d'actualité, à l'heure où la traçabilité des personnes sur internet et la biométrie s'imposent comme des exigences sécuritaires.
INTRODUCTION
CHAPITRE 1 : Vers une prise de position socialiste en faveur des droits de la femme
La liquidation du proudhonisme
Les droits des femmes : réforme ou révolution ?
Les combats de l'Union, catalyseurs de schisme
La fin de l'Union
CHAPITRE 2 : Attirer les femmes dans les partis
Les allemanistes
Les guesdistes : la théorie
Les guesdistes : l'action
CHAPITRE 3 : Les féministes à la recherche d'une base de masse
Développement du féminisme « social »
L'échec du féminisme « social »
CHAPITRE 4 : Le Groupe féministe socialiste
Origines
Expansion
Déclin
CHAPITRE 5 : Les femmes et la SFIO
La SFIO et la politique des droits des femmes
Premiers pas d'une militante
Les femmes dans la SFIO (1905-1910)
Les femmes socialistes en campagne (1910-1912)
CHAPITRE 6 : Le Groupe des femmes socialistes
Origines
Théorie et pratique
Le triomphe de Louise Saumoneau
CHAPITRE 7 : Les femmes socialistes et la guerre
L'impact de la guerre sur le GDFS
La Conférence internationale des femmes socialistes
A la lumière de Zimmerwald
Le GDFS agonisant
Le CAFSPPCC et le GDFS de Sceaux : crépuscule de l'action des femmes contre la guerre
CHAPITRE 8 : Louise Saumoneau et la lutte contre la guerre
Les débuts de Saumoneau au CRRI
Marianne Rauze et la Minorité : naissance d'un mythe
L'impact de la Révolution russe
Pour la Troisième Internationale
Retour à la « vieille maison »
CHAPITRE 9 : Les femmes socialistes après Tours
La reconstruction du GDFS
Le Comité national des femmes socialistes
Le mouvement socialiste féminin jusqu'à nos jours : le spectre de Louise Saumoneau
Louise Saumoneau - Epilogue
CONCLUSION
ANNEXES
Annexe 1 : Les candidatures féministes de 1885
Annexe 2 : La Deuxième Internationale et la question féminine
Annexe 3 : Les femmes socialistes en chiffres
Annexe 4 : La question féminine dans les campagnes électorales socialistes (1882-1914)
Annexe 5 : Elisabeth Renaud : les derniers beaux jours d'une militante
Annexe 6 : La femme socialiste dans la clandestinité
Annexe 7 : Saumoneau et la fédération de la Haute-Vienne. L'espoir déçu
Annexe 8 : Choix : Pelletier, Rauze et Brion après Tours