Monnaie, épargne, investissements

Monnaie, épargne, investissements

Lydia Beauvais, Pierre Berger

La réticence des épargnants devant les placements à long terme, la tendance de la masse monétaire à se développer à un rythme rapide apparaissent, en France, comme les signes d'une adaptation insuffi­sante des modes de financement à la nature et à l'ampleur des besoins d'une économie de croissance. Si, dans le cadre national, l'interven­tion de l'Etat constitue un moyen prépondé­rant de sélection, la forte expansion des cré­dits bancaires à moyen et long terme risque d'entraîner des conséquences défavorables tant en ce qui concerne la situation des ban­ques que sur le plan de l'équilibre monétaire. Les apports de capitaux de l'étranger, en vue d'une implantation directe ou sous forme de prêts, peuvent contribuer au maintien ou au rétablissement des équilibres globaux : ba­lance des paiements, ajustement de l'épargne aux investissements ; mais ils peuvent être à l'origine de création d'excédent de monnaie. En fin de compte, l'amélioration des conditions de financement de l'économie apparaît profondément liée à des changements de comportement des agents économiques en matière de revenu, d'investissement et d'épargne. La question est posée de savoir si une politique volontariste de taux d'intérêt ne fournirait pas l'un des moyen de réduire les dangers inflationnistes de ces modes de financement, en stimulant l'épargne volontaire et stable, tout en rendant rigoureux les choix d'investissements.




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