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Philosophie politique en temps de crise écologique Le présupposé éthique et politique de la modernité veut que la « nature » soit extérieure aux humains. Les hommes la considèrent comme leur « environnement », comme si les choses de la nature étaient conçues aux seules fins de les servir. Telle est l'origine de la crise écologique de notre temps : le projet politique et technique d'asservissement d'une nature fantasmatique vouée à satisfaire nos besoins. L'État moderne résulte donc d'un prétendu droit selon lequel nous devons nous organiser en vue de leur lutte contre la nature et non d'une vie en harmonie avec elle. Ainsi pensée, la nature n'est plus qu'un vaste magasin où nous puisons notre nourriture. Quant à sa « valorisation », elle se réduit à la marchandisation capitaliste de ses ressources. Pour faire face à la crise, nous devons disqualifier les fondements politiques et moraux de nos façons de penser et d'agir, et substituer au droit naturel un droit biotique permettant une réforme radicale de la relation qu'entretiennent la cité des hommes et la nature. Car en réalité, la crise n'est pas écologique mais politique : c'est celle des fondements essentiels de la cité. Plutôt qu'une politique des hommes sur les choses de la nature, il nous faut concevoir une cosmopolitique de la nature.
Titre
Nature et souveraineté
Sous-titre
Philosophie politique en temps de crise écologique
Auteur
Gérard Mairet
Collection
Bibliothèque du citoyen
Mots clés
Action collective, Changement climatique, Développement durable, Écologie, Gouvernance, Souveraineté
Date de première publication du titre
26 mars 2012
Support
Livre broché
ISBN-10
2-7246-1240-X
ISBN-13
978-2-7246-1240-0
GTIN13 (EAN13)
9782724612400
Date de publication du format
26 mars 2012
Nb de pages
96
Poids
108 gr
Prix
15,50 €
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