Il fut un temps où les assemblées parlementaires régnaient en souveraines sur la destinée des démocraties. Parlementer, c'était discourir et délibérer par l'éloquence mais aussi interpeler, contredire, interrompre, parfois chahuter le pouvoir.
L'élection directe du chef de l'État a créé un nouveau préjugé ; le pouvoir ne se partage pas. Parcequ'il n'est plus soumis à l'épreuve permanente de la discussion publique, on le donne pour efficace. Il ne rend plus compte de ses actes devant des assemblées, il les explique à la télévision. Mais depuis quand, en France, la "tradition républicaine" a-t-elle oublié les vertus de la délibération ?
Pour répondre à cette question, l'auteur revient à l’énigme des lendemains de la “Grande” Guerre". Les problèmes étaient si nombreux et si âpres que le gouvernement parlementaire, à peine restauré, ne paraissait plus adapté. Pourtant, de Clemenceau à Poincaré, on continua de croire qu'un débat parlementaire réussi était bien le moment-vérité d'une démocratie accomplie, que la délibération était la meilleure technique de décision, que le débat collectif plutôt que la volonté d'un seul homme offrait l'image la plus juste du pouvoir.
Introduction
Expliquer le choix des armes : brève histoire de l'étude des guerres civiles
Objectif et plan de l'ouvrage
Chapitre 1 – Conflits intra-étatiques depuis 1945
Prévalence des conflits intra-étatiques
Évolution de la conflictualité depuis 1945
Distribution spatiale et temporelle des conflits armés
Chapitre 2 – Causes économiques des conflits armés
Niveau absolu de richesse du pays
Richesse relative (1) : croissance et récession
Richesse relative (2) : inégalités
Ressources naturelles et conflits
L'aide internationale
Chapitre 3 – Le facteur ethnique dans les conflits armés
Qu’est-ce que l’identité ethnique ?
Démographie ethnique et guerres civiles : quelques faits
Théories du conflit ethnique
Chapitre 4 – Institutions politiques et guerres civiles
La démocratie réduit-elle le risque de guerre civile ?
Le rôle des élections
Le rôle de la division territoriale des pouvoirs
Conclusion
Bibliographie