"Pour la chercheuse Kari De Pryck, le groupe d'experts sur l’évolution du climat, qui rendra publique lundi la synthèse de sa production de ces huit dernières années, s’est imposée dans la lutte contre le changement climatique, mais les chercheurs subissent des pressions de la part des Etats."
«Toute la semaine, scientifiques et États vont négocier le 6e rapport de synthèse du Giec. Les pourparlers s'annoncent "difficiles", selon la chercheuse Kari De Pryck, tant les États veulent que "leurs intérêts soient servis" ».
"Ces dernières années, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a rarement fait autant parler de lui. En témoigne l’ampleur du sursaut médiatique à la sortie de chaque nouveau rapport, mais qui, à force de se produire, pourrait finir par lasser. L’ouvrage de Kari De Pryck propose d’ouvrir la boîte noire de cette organisation intergouvernementale complexe à travers la sociologie des sciences et des relations internationales et par une minutieuse enquête de
terrain, étalée entre 2014 et 2022. La question centrale développée dans le livre porte sur la construction de l’autorité scientifique et politique du GIEC dans le temps. L’auteure procède à une triple analyse de l’organisation : ce qu’est le GIEC, ce qu’il n’est pas et ce qu’il produit."
"Dans l'ouvrage GIEC : La voix du climat, Kari De Pryck présente de manière minutieuse et critique le modus operandi mis en place par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans le but de développer les interconnexions nécessaires et urgentes entre recherches scientifiques et politiques publiques en faveur du climat planétaire à tous les niveaux, du local au global. Plus de trente ans après la fondation du GIEC, l’auteure cherche à mettre l’accent sur une série de questions clé concernant la nature de ce groupe d’experts et de ces liens entre science et politiques."
"Créé en 1988, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) représente une expérience unique de mise en dialogue entre experts scientifiques et représentants des États, qui s'est construite dans le temps et au gré des controverses climatiques. Forte de ses succès, l'organisation s'est imposée comme la voix du climat et fait figure de modèle pour le fonctionnement d'autres organisations internationales. Mais de multiples défis attendent l'institution, dont une meilleure inclusion des perspectives portées par les pays en développement, les chercheurs en sciences sociales et les communautés autochtones."
« Kari de Pryck publie GIEC : la voix du climat aux Presses de Sciences Po. Sur un ton de plus en plus insistant, la voix du Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) se fait entendre partout. Nul ne peut ignorer que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ne cessent d’augmenter, que les impacts du dérèglement climatique se font sentir sur tous les continents et qu’il existe des solutions pour l’affronter. »
"Depuis plus de trente ans, cette coopération internationale dresse un état des lieux des connaissances scientifiques sur l'évolution du climat. Quelles sont ses forces et ses faiblesses ? Comment s’est-elle remise en question pour faire évoluer son modèle ?"
L'Obs