À la table des négociations multilatérales, certains ambassadeurs ont plus de poids que d'autres en dépit du principe d'égalité souveraine qui fonde les rapports internationaux. Partant du constat que les différences de ressources matérielles entre les États ne suffisent pas à expliquer ce phénomène, Vincent Pouliot propose une visite guidée de la salle des machines de la politique mondiale.
Il montre que les diplomates participent à des luttes de rang fondées tout autant sur leur savoir-faire respectif que sur les liens sociaux qu’ils nouent entre eux et sur l’idée que chacun a de son rôle, du « sens de sa place ».
Ces manières de faire engendrent des ordres hiérarchiques complexes. La diplomatie n’est pas qu’un simple vernis social ou encore un rideau devant la scène. En connaître les ressorts aide à mieux comprendre la marche du monde.
Introduction – Une réalité impensée
I. UNE POPULATION EFFACÉE
L'amenuisement de la population des « exploitants agricoles »
Les ébranlements de la famille agricole
Patrimonialisation : la famille et la rente contre l'exploitation
Troubles dans la transmission
II. DES ENTREPRISES ÉCLATÉES
Des structures d’exploitation fragmentées
Spécialisées et concentrées
La révolution sociétaire
Inégales : riches et pauvres
Des travaux sous-traités et une gestion déléguée
Complexes et multidimensionnées
Une rationalisation des activités de production exigée par l’aval
III. DES ESPACES DISPUTÉS, DES POUVOIRS CONVOITÉS
Des imaginaires agricoles et ruraux conflictuels
De la dynamique modernisatrice à l’entrée dans la logique productiviste du marché
Une recomposition démographique, géographique et sociale de la France rurale
Une force politique durable
Un malaise persistant et multiforme
Six paradoxes des mondes agricoles en France
Conclusion – La révolution indicible
Bibliographie indicative
Remerciements